Le 16 octobre dernier, la direction d’Airbus Defence & Space annonçait la suppression de 2 500 postes en Europe. Ils s’ajoutent aux 1 300 suppressions d’emplois annoncées en avril par Thales Alenia Space : une véritable saignée pour la filière spatiale française. Les entreprises justifient leur choix par une chute de la demande. Il s’agit cependant d’un élément de langage très éloigné de la réalité.
Sébastien Rostan, délégué syndical central CGT, s’indigne : « la direction a confirmé un plan de charge de 3 à 4 ans sur les satellites de télécommunications. C’est en contradiction avec cette prétendue chute de la demande. Nous avons pris du retard dans la livraison de nos satellites, comment espère-t-on le rattraper avec 2 500 salariés en moins ? »
Cette semaine s’annonce cruciale pour les salariés d’Airbus DS qui connaîtront l’ampleur exacte et la répartition de ces suppressions de postes. Une réunion du comité européen se déroulera le mercredi 4 décembre, suivie le 5 décembre par un CSE central.
L’intersyndicale composée de la CGT et de l’UNSA invite la presse et les représentants politiques locaux à rejoindre les salariés de l’entreprise lors d’un rassemblement le vendredi 6 décembre 2024 pour le maintien et le renforcement de l’industrie spatiale française.
Benoît Thiébault, secrétaire général de la CGT Airbus Defence & Space, insiste : « il est primordial que les salariés se mobilisent pour défendre leurs conditions de travail. Ce sont eux la vraie richesse de l’entreprise. La solution doit venir d’eux. »
Le rassemblement se déroulera à 13h devant l’entrée principale de l’établissement toulousain d’Airbus Defence & Space, au 31 rue des Cosmonautes, 31 400 Toulouse.
